La nature dans la peau

Les cosmétiques naturels et bio ont depuis ces dernières années beaucoup de succès. C’est une tendance qui continuera d’évoluer, du moins tant que nous aurons encore des ressources naturelles à disposition et que la gestion de la chaîne d’approvisionnement sera gérée de manière durable et responsable pour l’environnement. Les ingrédients naturels présentent beaucoup de bienfaits sur notre peau et sur notre bien-être émotionnel. Encore faut-il savoir distinguer au niveau des ingrédients ce qui est naturel de ce qui est issu du naturel, ainsi que leurs propriétés dans les produits de cosmétique et sur notre peau.

Dans cet article je vais vous expliquer les nuances entre ces ingrédients tant convoités dans les cosmétiques, en quoi les cosmétiques conventionnels séduisent de moins en moins les consommateurs, et comment rendre notre consommation de produits naturels et bio vertueuse.

SOMMAIRE

  1. La différence entre les ingrédients naturels et d’origine naturelle
  2. Les ingrédients d’origine synthétique
  3. Les familles d’ingrédients d’origine naturelle et leurs rôles en formulation cosmétique
  4. Les bienfaits des ingrédients d’origine
  5. Les cosmétiques naturels et routines de beauté minimalistes

1. LA DIFFERENCE ENTRE LES INGREDIENTS NATURELS ET D’ORIGINE NATURELLE

La différence entre les ingrédients naturels et d’origine naturelle réside dans leurs procédés d’obtention.  Les ingrédients naturels ne subissent aucune transformation chimique, c’est à dire qu’il n’y a pas de réarrangement moléculaire, ni de transformation dans leur structure chimique.

Les ingrédients naturels subissent des procédés d’extraction par voie mécanique, comme le cas des huiles végétales issues de la pression à froid, ou le cas des poudres végétales issues du broyage.

Les ingrédients d’origine naturelle quant à eux subissent des réarrangements ou des transformations moléculaires, soit par :

  • Des synthèses chimiques conduisant à la transformation de molécules isolées comme le cas des tensiocatifs employés dans les produits d’hygiène naturels.
  • Des procédés d’extraction de molécules de la plante par entraînement au solvant (eau, alcool, CO2…), nécessitant souvent de l’énergie par chauffage, comme le cas de la distillation des huiles essentielles, ou le cas de l’huile d’argousier obtenue par extraction au CO2 supercritique.
  • La fermentation issue des réactions enzymatiques produites par des microorganismes (bactéries, levures, moisissures), comme le cas de la gomme xanthane, un gélifiant très utilisé dans la cosmétique bio.

2. LES INGREDIENTS D’ORIGINE SYNTHETIQUE

On qualifie d’origine synthétique les ingrédients cosmétiques issus de la synthèse chimique lourde, c’est-à-dire subissant plusieurs réactions chimiques successives et nécessitant l’intervention de plusieurs réactifs. Les ingrédients d’origine synthétique très controversés en ce moment sont évidemment la paraffine, la silicone, les tensioactifs dérivés du sulfate et les émulsionnants de polyéthylène glycol (PEG-)…  La paraffine est issue du pétrole et la silicone est faite à partir de silicium, extrait du quartz. Le pétrole et le quartz ne sont pas moins naturels que le colza. Le pétrole résulte de la transformation de matière organique. Il provient principalement de la décomposition d’organismes marins. Le quartz se forme par l’érosion rocheuse. La formation de ces ressources demande des millions d’années. A l’échelle humaine ces ressources ne sont pas renouvelables.

La silicone et la paraffine sont utilisées pour améliorer l’étalement d’un produit. Ce sont aussi de bons vecteurs pour véhiculer de manière homogène des actifs sur la peau. Elles ont la particularité d’être inertes, n’interagissant donc pas avec les actifs et les autres ingrédients, et présentent une bonne stabilité dans le temps. Il en existe différents grades qui peuvent être plus ou moins occlusifs.

Les tensioactifs dérivés du sulfate (attention à ne pas confondre avec le sulfate !) sont très utilisés dans les produits d’hygiène. Selon leur structure chimique, ils peuvent être plus ou moins irritants.

Les émulsionnants de polyéthylène glycol avec ses dérivés sont très utilisés dans la cosmétique conventionnelle pour leurs capacités à stabiliser une émulsion à faible pourcentage. De même pour les gélifiants dérivés du carbomère.

La liste que je vous donne n’est pas exhaustive, il en existe encore d’autres. Tous ces ingrédients utilisés dans la cosmétique sont de grade cosmétique et leur pureté est contrôlée. Les produits mis sur le marché sont contrôlés par des toxicologues et les doses utilisées ne présentent pas de risque sur l’homme.

Ces ingrédients ont contribué à l’innovation des produits de cosmétique il y a 30 ans et sont présents dans tous nos produits de cosmétique. Ils n’apportent rien à la peau, ils sont issus de sources non renouvelables et ils subissent des procédés chimiques énergivores.

Beaucoup de femmes se plaignent de développer des problèmes d’irritation cutanée, voir de problème d’allergie après des années d’utilisation d’un même produit. La peau, à force d’être exposée aux mêmes substances chimiques, et en fonction du sujet déclenche des réactions allergiques. C’est ce qu’on appelle l’effet cumulatif.

Le problème de toxicité ou d’irritabilité n’est pas uniquement lié aux origines de l’ingrédient, mais à l’exposition de certains ingrédients sur le long terme. En effet, ce ne sont pas les origines des ingrédients qui définissent leur potentiel d’irritabilité sur la peau, mais la molécule, son dosage et l’association qu’on en fait avec d’autres molécules.

De ce fait, il convient d’être vigilant sur l’image que nous avons sur les produits dits “naturels” et de ne pas confondre ingrédient d’origine naturelle avec ingrédient sain, et ingrédient d’origine naturelle avec ingrédient biodégradable.

3. LA FAMILLE DES INGREDIENTS D’ORIGINE NATURELLE ET LEURS ROLES DANS LA FORMULATION COSMETIQUE

Pour être précis les ingrédients d’origine naturelle utilisés dans la cosmétique naturelle et bio sont issus du végétal, des animaux (cas de la cire d’abeille) et des minéraux (les pigments oxydes de fer). Tout comme les ingrédients d’origine synthétique, il existe différentes familles d’ingrédients qui ont des rôles et des propriétés spécifiques sur la peau.

L’eau est l’ingrédient principal constituant un produit de cosmétique tel que les crèmes, les fonds de teints, les gels douches et les shampoings, voir même les vernis à ongles. L’eau sert de solvant dans une formule cosmétique. Elle permet de diluer ou de dissoudre des ingrédients afin de faciliter son incorporation et/ou le mélange. En associant l’eau aux gélifiants et aux agents hydratants, elle participe au maintient de l’hydratation naturelle de la surface de la peau. L’eau devient un actif lorsqu’elle contient des sels minéraux, des oligo-éléments comme l’eau de source ou, encore des molécules aromatiques comme le cas des hydrolats.

Les gélifiants sont des polymères qui ont pour rôle d’épaissir et de donner de la consistance à un corps liquide. Le gélifiant à lui seul influence sur la texture du produit, son étalement et contribue à la stabilité d’une émulsion et à la suspension des particules solides telles que les nacres et les pigments. Il existe des gélifiants pour les liquides aqueux et les liquides gras.

Exemple :

  • La gomme xanthane est un gélifiant aqueux. Elle est donc compatible avec l’eau.
  • Le dextrin palmitate, très utilisé dans les produits de maquillage, est un gélifiant d’huile.

Les agents hydratants ou précisément les humectants comme la glycérine, particulièrement utilisés pour renforcer la propriété hydratante d’une crème. Les agents hydratants ont les propriétés de capturer l’eau et, à un certain pourcentage d’utilisation, contribuent à maintenir l’hydratation naturelle de la peau.

Les agents émollients sont des corps gras tels que :

  • Les esters d’origine naturelle et les huiles. Les esters sont des molécules isolées, les plus fluides servent de solvant pour diluer les corps gras et favorisent ainsi la pénétration du produit dans l’épiderme. Le caprylic/capric triglycéride est largement utilisé dans les produits de cosmétique (conventionnelle et naturelle).
  • Les huiles végétales sont en actuellement en vogue dans les produits de cosmétique. Il existe des huiles végétales désodorisées par des procédés chimiques. Elles sont dénudées de leur couleur d’origine et de leur odeur. Elles présentent une meilleure stabilité et moins d’interaction avec les autres ingrédients, notamment dans la formulation des produits de maquillage. Les huiles végétales pures sont mes coups de cœur. J’ai personnellement fait l’expérience de leur efficacité sur ma peau. Elles sont riches en acides gras essentiels et possèdent de réelles propriétés nourrissantes. C’est L’INGREDIENT que nous pouvons qualifier de NATUREL.

Les tensioactifs sont tous d’origine naturelle.  Certains ont des rôles d’émulsionnant et permettent de stabiliser une émulsion, d’autres ont des propriétés nettoyantes et sont utilisés dans les produits d’hygiène. En ce moment les alkyl glucoside tels que le coco glucoside, le lauryl glucoside, le décyl glucoside ont la cote dans les produits d’hygiène naturels. Ils sont particulièrement réputés pour être moins irritant par rapport aux tensioactifs dérivés de sulfate. Ils présentent une très bonne biodégradabilité.

Les poudres peuvent être d’origine végétale ou minérale. Les plus fines sont utilisées dans des produits de soin et de maquillage pour donner de la couvrance et de la consistance au produit. Elles sont qualifiées d’agent de texture. En fonction de leur nature chimique, elles jouent un rôle sur le rendu sur la peau pour un effet matifiant, satiné et brillant. Certaines ont des propriétés purifiantes comme l’argile ou détoxifiantes comme le charbon. Les plus grosses sont utilisées dans des produits d’hygiène comme exfoliant.

Dans les familles des poudres, il existe des pigments minéraux et végétaux, et des nacres. Les pigments minéraux sont largement utilisés dans des produits de maquillage.

Les actifs peuvent être intégrés, soit pour des allégations règlementaires, dont des tests d’efficacités ont été réalisées et approuvées, soit pour des revendications marketing. Ce sont des molécules puissantes qui vont agir directement au niveau de la couche superficielle de la peau, c’est-à-dire l’épiderme. Ils sont employés à très faible pourcentage dans une formule. De ce fait, ils se trouvent souvent à la fin de la liste INCI (liste des ingrédients) d’un produit de cosmétique.

Les nouvelles générations d’actifs sont particulièrement des extraits de plantes, d’algues ou issues de la fermentation de micro-organismes. Ils peuvent être sur support aqueux, support huileux ou sous forme poudre, en fonction du mode d’incorporation désiré dans une formule. Certaines huiles essentielles sont également utilisées comme actif et ont pour avantage de parfumer en même temps le produit.

Les antioxydants ont pour rôle de ralentir la dégradation des mélanges de corps gras. Le tocophérol est un antioxydant largement utilisé dans des produits cosmétiques naturels et bio. Il est systématiquement dilué dans l’huile de tournesol pour facilité son incorporation dans la formule.

Les conservateurs ont pour rôle de protéger le produit contre la contamination microbienne. Il existe des conservateur d’origine naturelle utilisés dans les cosmétiques naturels et bio, mais ils restent moins efficaces et plus coûteux que les conservateurs d’origine synthétique. De ce fait, beaucoup de produits cosmétiques naturels et bio contiennent encore des conservateurs d’origine synthétique.

Ensuite, il y a d’autres additifs utilisés en très faible pourcentage pour rendre le produit agréable à utiliser tels que les parfums et les colorants végétaux.

L’association de ces ingrédients va définir la qualité sensorielle et les propriétés cosmétiques d’un produit sur la peau. Ces dernières années, il y a eu du progrès sur la qualité des ingrédients d’origine naturelle, aussi bien sur leur efficacité que sur leur pureté et leur sensorialité, offrant ainsi plus de possibilités dans la formulation des cosmétiques naturels.

Parmi ces ingrédients, ceux issus du végétal présentent un intérêt considérable pour l’environnement puisque ces derniers sont issus des ressources renouvelables.

4. LES BIENFAITS DES INGREDIENTS D’ORIGINE NATURELLE

Parmi les ingrédients d’origine naturelle, il faut distinguer les molécules isolées et les synergies de molécules. Les molécules isolées résultent souvent de procédés chimiques et les synergies de molécules sont obtenues par extraction (soit mécanique, soit par entraînement par un solvant). Les synergies de molécules naturelles sont précisément l’association de molécules agissant en commun pour donner les mêmes propriétés. Pour les ingrédients d’origine végétale, je parlerai précisément de “totum” de la plante ou d’une partie de la plante. C’est ce totum qui a une action puissante et bénéfique sur la peau tout en présentant un potentiel risque allergisant  plus faible que les molécules isolées. Je vous dresse ci-dessous une liste des principaux ingrédients présentant cette synergie naturelle, et dont les propriétés sont connues et reconnues par des études scientifiques :

  • L’Aloe Vera connue pour ses propriétés hydratantes, apaisantes et cicatrisantes.
  • Le miel connu pour ses propriétés hydratantes, nourrissantes et anti-oxydantes.
  • Les hydrolats sont des sous-produits des huiles essentielles. Ils contiennent une très faible proportion de molécules aromatiques hydrosolubles. Ils sont le soin idéal pour les peaux sensibles et réactives.
  • Les huiles essentielles sont très concentrées en molécules actives puissantes. Une faible dose d’utilisation en soin cosmétique suffit pour bénéficier de ces bienfaits. Le totum de certaines huiles essentielles atténue l’effet allergisant de l’huile. Cependant, il convient de bien connaître le chémotype, c’est-à-dire la “carte d’identité” de l’huile, avant de l’incorporer dans la formule.
  • Les huiles végétales sont riches en acides gras essentiels à notre organisme. Une huile végétale de qualité contient en moyenne 1% d’insaponifiables. Ce sont des actifs constituant de vitamines, de phytostérols, de terpènes et d’alcool…
  • J’ajoute également des actifs aux extraits de plantes ou issus de la fermentation qui sont moins connus du grand public. Ils ont une action bien ciblée sur la peau, et les procédés d’obtention sont propres à chaque fournisseur.

Evidemment, la liste n’est pas exhaustive et avoir des bons ingrédients dans un produit ne suffit pas. Leur mode d’action doit être optimisé pour qu’ils agissent efficacement dans l’épiderme. C’est là qu’intervient l’expertise d’un formulateur pour associer les ingrédients pour maximiser l’efficacité d’un produit, tout en tenant compte des aspects suivants : règlementaire, sensoriel, stabilité, compatibilité et transposition industrielle. Ces ingrédients sont actifs, précieux, et rares. Ainsi il faut être vigilant dans leur dosage lorsqu’ils sont incorporés dans une formule. La sensorialité de la formule doit être optimisée pour apporter le maximum de bénéfices à la peau tout en utilisant le plus faible dosage possible. De même, utiliser une cosmétique riche en principe actif et de qualité demande une nouvelle gestuelle, voir la mise en place d’une nouvelle routine de beauté.

5. LES COSMETIQUES NATURELS ET ROUTINES DE BEAUTE MINIMALISTES

Les cosmétiques conventionnels sont faits pour faciliter notre quotidien et pour donner une impression d’efficacité immédiate, en attendant que le produit agit sur le long terme ou pas. Avec la tendance au naturel et l’envie de préserver la planète, nous sommes en pleine transition avec le passage de la cosmétique conventionnelle à la cosmétique naturelle. Cependant nous continuons à consommer de la même manière les produits naturels que les produits conventionnels.

Consommer des produits naturels riches en principes actifs demande pour moi la mise en place de nouvelles routines. Prenons l’exemple d’un shampoing solide, très apprécié pour son côté pratique, nomade et 0 déchet. Un shampoing solide est très concentré en tensioactifs anioniques de 40% à 60% pur et présente donc un pH basique aux alentours de 8, alors que le pH du cuir chevelu est en moyenne de 5,5. Un shampoing liquide conventionnel contient entre 20% à 50% d’association de tensioactifs et souvent sous forme diluée à moins de 50%. Le pH d’un shampoing liquide est réajusté au pH du cuir chevelu. En consommant ces 2 shampoings de la même manière, vous allez agresser davantage vos cheveux avec un shampoing solide, et à long terme, vos cheveux se retrouveront desséchés et fragilisés. Cela ne veut pas dire que le shampoing solide n’est pas bon pour les cheveux. Cela demande surtout de mettre en place une nouvelle routine pour l’utiliser. Si vous prenez l’habitude de déposer moins de produit sur les cheveux et d’ajouter une étape de rinçage avec de l’eau vinaigrée pour réguler le pH du cuir chevelu, vous allez davantage apprécier votre shampoing solide de manière économique.

Les produits naturels riches en principes actifs demandent moins de dosage dans leurs utilisations et plus de temps de pose pour bénéficier de leurs bienfaits. Il est aussi bienvenu d’accorder plus de confiance à notre peau pour la laisser travailler naturellement sans apporter trop d’artifices.

En tant que consommatrice soucieuse de l’environnement, notamment avec la tendance au naturel, je ne cesserais de me demander quel serait l’impact de cette tendance sur nos ressources naturelles. La mise en vente des produits de cosmétique est règlementée et très encadrée en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, et en Asie (Chine, Japon et Corée).  A noter que chaque état membre possède sa propre règlementation.  L’entrée en vigueur de REACH dans l’union Européenne en 2007 assure la sécurité de l’homme et de l’environnement, ainsi que le contrôle lié à la mise en vente des substances chimiques. D’une part, les normes ISO 16128, Ecocert (Europe), USDA Organic (Etats-Unis) et d’autres permettent d’encadrer les cosmétiques naturels et d’établir des règles de calcul pour déterminer le degré de naturalité. D’autre part, les fournisseurs d’ingrédients cosmétiques innovent pour tendre vers des procédés chimiques plus verts. De même, les fournisseurs de packaging travaillent sur plusieurs axes d’orientation, entre des emballages issus du végétal, des emballages recyclés ou recyclables, des emballages compostables ou des systèmes d’emballage durables et réutilisables. Actuellement, dans la conception d’un produit, toutes les marques intègrent ces aspects par obligation liée à la règlementation, mais aussi par leur propre volonté de concevoir un produit plus “vert” ou local. Et ce, pour répondre aux attentes des consommateurs de plus en plus avertis et exigeants.

Comment moi, en tant que consommatrice, je pourrais contribuer à préserver la planète ? Si je revoyais ma manière de consommer les produits naturels, en revoyant mes routines de beauté au minimalisme, je pourrais même à petite échelle contribuer à la préservation l’environnement tout en prenant soin de moi.

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